Me voilà amoureuse. Je ne le vois que rarement. Pourtant, nous étions tellement proches.
Ma main se sent seule, mon épaule trop légère, mes yeux ne savent plus où se poser.
Je ne devrais pas. Cet amour est impossible. Et pourtant, je n'ai pas choisie, je me suis laissée entraîner dans ce gouffre profond, d'où on ne sort qu'avec des marques invisibles.
C'est donc ça, aimer ? Ça fait si peur, et si mal, mais quand je suis en sa présence, c'est si bien, si merveilleux. J'ai l'impression de ne plus exister, d'être ailleurs, d'être seule avec lui.
Comme si la terre s'arrêtait brusquement de tourner. Comme si il pouvait entendre les battements de mon coeur accéléraient.
Sait-il ce que je ressens ? Pourquoi ne pas lui demander !
L'appréhension de la réponse. Un oui bouleverserait ma vie, me rendrait complètement heureuse, un non anéantirait ce que j'ai mis des années à construire, ce non pourrait-il briser la carapace qui entoure mon
esprit pour lui éviter les pires souffrances ? Je ne sais pas. J'ai si peur d'être faible devant quelqu'un. Et devant lui, je le deviens. Mais peu importe, car il est là, je me sens bien.
C'est vrai, l'amour rend heureux, mais les séquelles sont toujours ... désagréables. C'est donc cela qui me retient ? Il faut que j'arrive à braver les frontières. Et j'y arriverais. Parce que regarder le fond d'écran de mon
portable pendant des heures, à examiner chaque parcelle de sa peau ... ça devient flippant.
Je l'aime. Je ne le cache pas. Je suis bel et bien amoureuse. Dommage.